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Financements des ports africains : Faut-il changer de modèle ?

Les ports africains sont des infrastructures clés pour le commerce, l’intégration régionale et la compétitivité économique du continent. Ils concentrent aujourd’hui plus de 90 % des échanges commerciaux extérieurs de l’Afrique.
Pourtant, leur transformation — modernisation, montée en capacité, digitalisation, adaptation climatique — nécessite des investissements massifs dans un contexte financier de plus en plus contraint.

Dès lors, une question centrale se pose : les modèles de financement traditionnels sont-ils encore adaptés aux ambitions portuaires africaines ?

Des besoins d’investissement en forte croissance

En Afrique subsaharienne, le blended finance représente près de 40 % des projets d’infrastructures, en nombre comme en valeur. Cette approche vise à combiner financements publics, capitaux concessionnels et investissements privés afin de réduire le risque et améliorer la bancabilité des projets.

Les PPP restent un levier central, à condition d’être correctement structurés. Ils permettent de mobiliser expertise, capitaux et efficacité opérationnelle, tout en maintenant un rôle stratégique pour l’autorité publique.

Les institutions financières internationales jouent un rôle clé en apportant financements, garanties et crédibilité aux projets. Leur implication est souvent déterminante pour attirer des investisseurs privés et intégrer progressivement des critères de durabilité et de résilience climatique.

Certaines plateformes portuaires africaines démontrent que la transformation est possible :

  • Tanger Med (Maroc) : Avec plus de 10 millions de conteneurs EVP traités par an, il figure aujourd’hui parmi les ports les plus performants au monde et s’est hissé dans le Top 5 mondial des ports à conteneurs en termes d’efficacité.
    Son succès repose sur une stratégie de long terme, une gouvernance forte et une montée en puissance progressive, soutenue par des partenariats financiers structurés.
  • Lekki Deep Sea Port (Nigeria), développé grâce à un investissement d’environ 1,5 milliard USD, illustre la capacité de l’Afrique à attirer des capitaux privés sur des projets portuaires de nouvelle génération.

Ces réussites montrent que le facteur clé n’est pas le modèle en soi, mais la qualité de la structuration, de la gouvernance et de l’alignement stratégique.

La question n’est donc plus de choisir entre financement public, PPP ou blended finance, mais de concevoir des modèles hybrides adaptés aux contextes africains, capables de :

  • attirer des capitaux à long terme,
  • intégrer les enjeux climatiques dès la conception,
  • garantir la soutenabilité financière et institutionnelle des projets.

Peut-on continuer à financer les ports africains avec les modèles d’hier ?
Les chiffres et les expériences montrent que la réponse est non — mais que les solutions existent.

L’avenir du financement portuaire africain reposera moins sur un modèle unique que sur la capacité à combiner vision stratégique, gouvernance solide et innovation financière.

👉 Ces enjeux seront au cœur des réflexions portées par SIPORTS 2026, plateforme de dialogue et de partage d’expériences autour de l’avenir des ports africains.

 

 

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